Affichage des messages blog dont le libellé est macroéconomie. Afficher tous les messages blog
Affichage des messages blog dont le libellé est macroéconomie. Afficher tous les messages blog

Pour aller plus loin

Là ça devient très technique, mais extrêmement intéressant pour les (anglophones) plus courageux. Ah oui, et il faudrait lire ça aussi. Le tout signé Mark Thoma.

On est dimanche, et je dois aller voir ma nièce qui vient de naître, alors je n'en dis pas plus.
Tyler Cowen (à qui j'ai piqué l'idée des "meilleures phrases") :
Bien sûr les gens qui accusent la "spéculation" ne semblent pas avoir de définition cohérente du concept à l'esprit ; c'est un autre problème avec leur argument.
C'est évidemment toujours sur le même sujet (je sais, j'enfonce le clou).

Le tour de la question

Excellent billet sur Expression Libre, sur le sujet : "La vérité sur le néolibéralisme". LOmiG y tord le cou à pas mal d'idées reçues, et la conversation qui s'en suit s'est révélée extrêmement riche (si l'on écarte les interventions pas très constructives d'un ou deux excités). Libéralisme économique et/ou politique, capitalisme financier, spéculation, néo et/ou ultralibéralisme... Ca valait bien le coup de procéder à un bon décryptage. A lire, donc !

Un peu de macro

Non, rien à voir avec le tag culinaire d'hier : par "macro", j'entends "macroéconomie". J'ai lu ce matin une discussion extrêmement intéressante, sur NPQ (hat tip à Tyler Cowen), entre les prix Nobel Gary Becker (1992), Myron Scholes (1997), Michael Spence (2001), Ed Phelps (2006) et le financier Michael Milken, à l'occasion d'une conférence organisée par ce dernier. Même si chacun en est, à un degré plus ou moins élevé, conscient, on ne mesure pas toujours combien l'irruption de la Chine et de l'Inde dans l'économie mondiale bouleverse l'ordre établi tant entre les nations que sur les marchés. Par exemple, Milken indique en introduction :
Pratiquement 50 pourcent de la croissance mondiale dans la période 1981-1995 est venue des Etats-Unis et du Japon. Le Japon et l'Allemagne ensemble, dans ces années, représentaient environ 25 pourcent de la croissance. Dans la dernière décennie, toutefois, tandis que la croissance américaine est restée à environ un quart de la croissance mondiale, la croissance du Japon a contribué à moins de 1 pourcent de la croissance mondiale et celle de l'Allemagne à trois pourcent. La croissance en Chine, en Inde et au Brésil a pris le relai.
C'est ce que l'on appelle le phénomène de "découplage" : la part des économies "occidentales" dans la croissance mondiale ne cesse de baisser. Les conséquences de ce processus se font sentir jusque dans la crise des prix du pétrole et de la nourriture, ce qui confirme bien que nous ne sommes pas en présence d'un scénario dit de "stagflation". A cet égard, l'analyse de Becker est à rapprocher de celle de Chapman :
Il y a globalement un autre sujet d'inquiétude, la hausse des prix du pétrole et de la nourriture. Les hausses de prix du pétrole sont causés par une demande en augmentation, notamment venant de Chine et d'Inde. Les hausses de prix de la nourriture, cependant, sont largement causés par l'offre ; il y a une réduction de l'offre due au changement d'acréage de récoltes de maïs pour les biocarburants. Cela signifie que davantage de maïs est cultivé, et moins de soja. Tandis que les prix du maïs et du soja augmentent, le consommateur passe au riz, ce qui cause l'augmentation du prix du riz. Ainsi, les augmentations causées par l'offre et celles causées par la demande fusionnent. L'offre de pétrole ne peut augmenter sans des prix suffisamment élevés, ce qui stimulera l'exploration et l'investissement. Afin de faire baisser le prix de la nourriture, on peut augmenter l'acréage et améliorer la productivité à l'aide de la technologie. La crise de la nourriture sera résolue par des ajustements de l'offre.
La solution est-elle alors toute trouvée ? Pas forcément. Scholes conclut en effet :

Si on va trop vite pour améliorer la productivité en matière de nourriture, on créé une population de surplus qui est forcée de déménager vers des villes déjà sur-urbanisées. Cela a un coût énorme. Il y a 1,25 milliard de personnes qui vivent de l'agriculture en Inde et en Chine. Où iront-elles ?