La meilleure phrase que j'aie lue aujourd'hui
mercredi 29 avril 2009
Il va sans dire que l'intervention par la banque centrale d'un État sur le marché visant à pousser les taux d'intérêt plus bas que ce que le marché aurait décidé ne peut pas, par définition, être de la faute du marché.
Ce qui va sans dire va mieux en le disant. Voilà pourquoi la crise actuelle n'est ni une crise du libéralisme, ni la faillite du capitalisme, ni un appel à plus de régulation ou à je-ne-sais quelle refondation. On peut considérer que cette crise est, par certains aspects, une crise de l'information ; ou encore une crise du risque. Mais c'est avant tout, au départ et peut-être aussi, hélas, à l'arrivée, une crise de l'intervention étatique.
Dans le même sens, Reason publie aujourd'hui la vidéo d'une conférence de Jeff Miron, professeur d'économie à Harvard, qui explique en quoi le plan de sauvetage de fin 2008 était une erreur, et pourquoi seul un plan de relance basé sur des baisses d'impôt (plutôt que sur l'augmentation des dépenses) a une chance d'être bénéfique.
P.S. : je ne résiste pas à coller également l'une des dernières phrases de l'article de Tom Woods (à lire de toute urgence !), très très savoureuse :
Voici ce qui découle de tout ceci : un côté de notre spectre politique est en faveur de la planification centralisée de l'Irak, tandis que l'autre est en faveur de la planification centralisée des Américains.


