Le monde à l'envers
mardi 10 février 2009
Peu de temps pour écrire longuement aujourd'hui, mais beaucoup de choses à dire, alors on va faire ça façon "patchwork" :
- Une nouvelle grève "inter-professionnelle" pour le 19 mars. Déjà, la dernière grève de ce type n'avait aucun sens. Pendant que les ouvriers et les petites gens craignent pour leur boulot, pour leurs enfants et pour leur avenir, ce sont ceux dont l'emploi est le mieux protégé du pays qui foutent le bordel à intervalle régulier pour gueuler leur "mécontentement". Là, ça devient carrément obscène. Amis des chatons, préparez-vous à reprendre du service.
- En plus de la crise économique, les Français se paient une sérieuse crise identitaire. Déjà, l'interdiction du voile à l'école témoignait du passage d'une laïcité émancipatrice à une laïcité de coercition. L'interdiction du voile dans les lieux publics serait la prochaine étape sur ce chemin dangereux, dernière marche avant le discrédit complet de la France comme démocratie libérale. Pourtant, même ceux qui s'affichent comme libéraux militent pour une délirante obligation de montrer son visage en public. 1984, à côté, c'est du roman à l'eau de rose. Il faut se ressaisir, c'est urgent. Il en va, pour le coup, de la survie de nos identités individuelles, et donc de notre identité collective.
- La France semble s'apprêter à réintégrer pleinement l'OTAN et c'est tant mieux. Bizarre de voir la gauche social-démocrate reprendre à son compte
les erreurs stratégiquesl'héritage du Général de Gaulle, au nom de je ne sais quelle vision exaltée de l'indépendance nationale, seuls contre tous, d'ailleurs.
- On vote en Israël, après seulement trois semaines de campagne, pour une élection d'importance capitale, et concrètement, c'est un peu le bordel. Il faudra toutefois se garder de tirer des conclusions hâtives du résultat du scrutin : avec une bonne trentaine de partis et un régime ultra-parlementaire basé sur la proportionnelle, tout est affaire de coalitions, et donc de négociations. Messieurs les anti-sionistes, évitez de crier au loup si le Likoud gagne la partie : vous ne savez pas encore avec qui ni comment il gouvernera. Et évitez-nous aussi les comparaisons convenues mais débiles avec le Hamas côté palestinien : c'est un parti démocratique, de droite certes, mais laïc, et qui n'a jamais torturé sa propre population.


