Qu'est-ce que l'intelligence ?

Voici 71 définitions. À vous de choisir la vôtre ! (Source : Overcoming Bias)

P.S. : J'essaie vraiment de publier des billets un peu "rédigés", mais en ce moment ça ne vient pas...

 

Via Éconoclaste, un excellent article d'Élie Cohen publié sur Télos. Morceaux choisis :

Malgré tout le confort moral que confère un discours de dénonciation des bonus obscènes, des golden parachutes pour dirigeants faillis, des rémunérations délirantes que s’octroient les traders des hedge funds, la dénonciation manque son objet.

Le capitalisme entrepreneurial a besoin de finance, il ne se développe pas dans le ciel pur de la création industrielle. Il a même besoin de finance de marché, songeons simplement aux start ups, et plus généralement au financement du cycle de vie de l’entreprise.

(...)

La création de la SFFE est en revanche singulière : il ne s’agit pas tant d’un organe public apportant la garantie de l’Etat pour la fluidification du crédit interbancaire que d’une joint venture avec le système financier français pour refinancer des crédits à risque. La création concommitante d’un médiateur du crédit et la mobilisation du corps préfectoral peuvent conduire à l’émergence d’un système parallèle de crédit bancaire à la faveur de la crise. Mais attendons pour juger.

Par contre, l’évocation d’un fonds souverain français, hébergé par la Caisse des Dépôts et doté de larges ressources pour venir aider en capital les entreprises françaises victimes potentielles de fonds souverains étrangers, est du plus mauvais effet. Le détournement du concept de fonds souverain alors que la France n’a pas d’excédents à placer, que son dispositif est protecteur du capital national, que les fonds émergents rapatrient leurs capitaux, relève du stratagème politique plus que de la stratégie de sortie de crise.

 

République des Blogs ce soir !

Dernier mercredi du mois oblige, tous ceux qui aiment donner leur avis sans qu'on leur ait posé la question ont rendez-vous ce soir pour une grande session de thérapie de groupe, vers 19 heures au Pachyderme.

Dans un puissant élan de collectivisme alimentaire, les membres du Réseau LHC en profiteront même pour dîner ensemble aux alentours de 20 21 heures, sur les lieux du crime.

En un mot comme en cent : on devrait bien s'amuser.

UPDATE : Le dîner LHC, ce sera à 21 heures.

 

Voici un petit morceau d'interview, traduit par mes soins, à mettre entre les yeux à la fois de ceux qui pensent que Milton Friedman était un méchant ultra-libéral de droite, de ceux qui aiment écrire que Paul Krugman est un gentil keynésien de gauche, et plus généralement des idéologues de tout poil :
Interviewer : Au moment de la Dépression, souteniez-vous la politique du New Deal ?

Milton Friedman : Vous parlez non pas de la Dépression, mais de l'après-Dépression. Du moins le fond a été touché en 1933. Il faut distinguer entre deux séries de politiques de New Deal. Une série de politiques de New Deal relevait de la réforme : contrôle des salaires et des prix, Blue Eagle, mouvement national de relèvement de l'industrie. Je ne soutenais pas ces politiques. L'autre partie de la politique du New Deal relevait de l'aide et du redémarrage... offrir de l'aide aux chômeurs, offrir des emplois aux chômeurs, et pousser l'économie à l'expansion... une politique monétaire d'envergure. Ces parties du New Deal, je les soutenais.

Interviewer : Mais pourquoi les souteniez-vous ?

Milton Friedman : Parce que les circonstances étaient tout-à-fait exceptionnelles. Nous nous trouvions dans une situation extraordinairement difficile, sans précédent dans l'histoire. Il y avait des millions de gens sans emploi. Il fallait faire quelque chose ; c'était intolérable. Et c'était un cas dans lequel, contrairement à la plupart des cas, le court terme méritait de prévaloir.
À méditer, même si le court terme n'excuse pas tout.

À lire en tout cas en entier.
 

Je suis en vacances, à l'étranger et sur le point de quitter mon hôtel, mais... difficile de résister à ce petit plaisir :
Sarkozy veut réformer le capitalisme... qu'il n'oublie pas de changer la nature humaine et de fixer le taux de croissance, pour commencer.
Bien sûr, c'est Guy Sorman.
 

Pseudo-anonymat ou vraie liberté ?

Un certain nombre de membres illustres de la blogosphère s'attaquent à la question de l'anonymat, et à la critique succède l'apologie.

Mais la question de l'anonymat est-elle si nouvelle qu'il y paraît ? Les auteurs n'ont pas attendu l'avènement d'Internet, et encore moins des blogs, pour préférer la liberté d'un personnage créé de toutes pièces à la responsabilité d'une réputation à maintenir. Sait-on que l'identité de nombreux poètes et écrivains du XVIème siècle (et non des moindres) demeure à ce jour indécise ? Que même les plus remarquables des hommes d'Etat y ont parfois eu recours* ?

Les temps ont certes changé, et il y a moins de risque à tenir un blog au XXIème siècle qu'il n'y en avait à écrire de la poésie au XVIème ou des essais politiques au XVIIIème (encore que). C'est dire que nous ne sommes pas en présence d'un anonymat nécessaire, mais d'une pseudonymie choisie, surtout dans la mesure où nombre de nos inconnus célèbres se rencontrent avec plaisir le dernier mercredi de chaque mois !

Ainsi, trois stratégies de gestion de l'identité me semblent coexister au sein de notre belle blogosphère : il y a d'abord ceux qui, bêtement peut-être, ont inscrit leurs véritables nom et prénom dans les petites cases à remplir lors de la création de leur blog ; ensuite, il y a ceux qui, instinctivement sûrement, ont préféré s'en tenir à un pseudonyme — on n'est jamais trop prudent ; enfin, il y a les indécis, peut-être les plus malins, qui ont fait les deux à la fois.

Vous vous en doutez, votre serviteur fait partie de la première catégorie. Un nom comme le mien, ça ne s'invente pas, à moins de faire preuve d'une imagination que rien n'aurait destinée à accoucher d'une banale carrière d'avocat et d'un terne petit blog de politique et d'économie. Et puis soyons honnêtes jusqu'au bout (puisque c'est de transparence dont il est question) ; si j'avais eu une petite once d'imagination, moi aussi j'aurais pris un pseudonyme original et accrocheur. Je l'avoue, j'ai eu beau chercher, rien n'est venu.

D'ailleurs, et pour être un peu cru (quelle audace !), je me demande bien ce que ça pourrait nous foutre, à nous autres qui sommes assez naïfs ou arides pour signer nos textes de notre propre nom, que certains aient choisi de procéder autrement ? Si nous devons les accuser de lâcheté, regardons la nôtre en face : combien de fois n'avons nous pas écrit telle phrase, publié tel texte de crainte de voir notre réputation malmenée ?

Dans ces conditions, difficile d'en vouloir à ceux qui, dans un intelligent mélange de réserve et d'imagination, préfèrent livrer leurs brillantes pensées sous pseudonyme. Il y a des vocations qui se perdent...


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* Nota : À cet égard, je ne puis m'empêcher de remarquer qu'à l'époque déjà, nos ancêtres avaient une dent contre l'anonymat : comme l'indique l'article auquel renvoie le lien, c'est à l'occasion d'une édition française des Federalist Papers que l'identité de leurs auteurs fut révélée !
 

Trouvée sur le blog de Larry Lessig, la déclaration au cours de laquelle Colin Powell a annoncé son soutien à Barack Obama, malgré son appartenance au parti républicain et son amitié pour John McCain :

Tout est dit.

 

Médias moutonniers ?

L'expression est de Lolik, et elle s'applique au traitement par la presse du "plan européen" contre la crise financière. Un plan dont Lolik remet en cause l'existence (parties en gras dans l'original) :

Tout cela n'est que communication de la part du meilleur publiciste de France, le Président, suivi par tous les médias moutonniers. Moutonniers pour différentes raisons : à gauche car on ne peut que saluer le retour de l'Etat et la vengeance contre le marché et la finance, à droite car c'est le Président qui est au cœur du plan, au centre car c'est l'Europe qui prend le pas sur les USA...

Je ne suis pas loin de penser la même chose. Même Libération, quotidien habituellement peu enclin au au sarkozisme, tombe dans le panneau. C'était probablement trop tentant...

 

Translashun Fail

Lu sur Ceteris Paribus. Les explications sont peut-être dans ce rapport.

 

Croissance en berne et inflation soutenue : la stagflation est là. Et avec elle, la crise — économique, pas seulement financière, selon la distinction aux drôles de relents.

 

Les digressions en commentaire d'un de mes billets récents, notamment avec le Faucon, me donnaient de plus en plus envie de parler de football sur ce blog. L'occasion se présente ce soir, mais peut-être pas dans les conditions auxquelles je m'attendais. Suite au match amical entre les équipes de France et de Tunisie de football, il y a quelques heures, Roman Bernard s'est fendu d'un intéressant billet sur le lien entre les sifflets qui ont une fois de plus accompagné la Marseillaise et l'état du sentiment national dans notre pays. Au moment de rédiger ce qui devenait un très long commentaire chez lui, j'ai décidé de publier le billet qui suit.

Certainement dans le but de prévenir ce genre « d'incident », on avait mis l'accent sur l'amitié entre les deux pays, les joueurs entrant sur la pelouse ensemble et non pas par équipes, et restant ainsi regroupés pour la photo et les hymnes. Dans le même souci, c'est Laam, chanteuse française d'origine tunisienne, qui dut interpréter la Marseillaise. On pouvait sentir, au moment de chanter sous les huées, son appréhension.

Comme Roman, j'ai été atterré par ces sifflets, qui se sont prolongés bien après le protocole, et pour ainsi dire pendant l'essentiel de la rencontre. J'oserais toutefois écrire qu'il n'y a là rien de plus grave qu'un peu de ferveur mal placée si le public en question avait été constitué en majorité de Tunisiens vivant en Tunisie et ayant effectué le voyage jusqu'à Saint-Denis pour soutenir leur équipe nationale de football. Mais ces spectateurs, très jeunes pour la plupart, n'ont majoritairement pas traversé la Méditerranée pour venir soutenir l'équipe de Tunisie.

Non, la grande majorité de ceux qui ont sifflé la Marseillaise, puis l'équipe de France à chaque fois qu'elle touchait le ballon, pour enfin conspuer Ben Arfa, sont exactement dans la même situation que lui : nés en France, tunisiens d'origine. Dans ces conditions, le traitement de faveur réservé à ce joueur n'a rien d'anodin.

Naïvement peut-être, je pensais qu'Hatem Ben Arfa, joueur de l'équipe de France d'origine tunisienne, serait reçu par le public tunisien un peu comme Zidane par les Algériens. Je trouvais d'ailleurs particulièrement mal venue la décision de Raymond Domenech de lui faire débuter la rencontre sur le banc des remplaçants. À ma grande surprise, son entrée en jeu au retour des vestiaires a fait redoubler les sifflets d'intensité : sélectionné en équipe de France depuis les équipes de jeunes, Hatem Ben Arfa a par le passé refusé les avances de la fédération tunisienne, qui souhaitait le voir rejoindre la sélection du pays de ses parents. C'est dire que loin de se montrer insensible aux souhaits de son joueur, le sélectionneur national entendait certainement lui éviter une entrée en lice plus difficile encore.

Que des Tunisiens nés et vivant en Tunisie reprochent à un jeune talent dont ils partagent les origines de ne pas rejoindre leur équipe, pourquoi pas (il n'y a pas si longtemps, beaucoup de supporters avaient bien été déçus par la décision d'un jeune prodige argentin de père français de refuser les appels du pied de la Fédération française de football). Mais dans quelles conditions ses concitoyens peuvent-ils lui en vouloir de jouer pour le pays dont ils partagent avec lui nationalité, au détriment de celui de leurs origines ? Pourquoi ces spectateurs auraient-ils préféré que Ben Arfa défende les couleurs de la Tunisie ? Il me semble que c'est parce que dans leur esprit, un choix est fait, qui place la Tunisie devant la France ; le pays d'origine devant celui du passeport ; autrement dit, l'héritage avant la nationalité.

Ces questions, et surtout la réponse que je me suis proposé d'y apporter, en appellent inévitablement une suivante : pourquoi placer l'héritage avant la nationalité ? On pourra se perdre en conjectures, chercher à définir « l'héritage » ou les racines, ou la communauté, à analyser la « nationalité », ou la citoyenneté, ou le sentiment d'appartenance. Ce serait, il me semble, passer à côté du sujet. Parce qu'au fond, la véritable question, ça n'est pas « lequel avant lequel ? », mais « pourquoi l'un avant l'autre ? ».

Au risque de m'aventurer à mon tour en conjectures, j'avancerai que pour les siffleurs de France-Tunisie, c'est l'héritage avant la nationalité parce qu'on ne leur a pas fait voir qu'il n'y avait aucune raison de placer « l'un avant l'autre ». Que l'on ne se méprenne pas : il ne s'agit pas ici de victimiser à tour de bras en chargeant la France de tous les maux, ni de leur ôter une once de l'entière responsabilité qu'ils portent en la matière. Tout ne s'excuse pas, mais l'on peut néanmoins analyser ; il n'est pas nécessaire de justifier pour comprendre. Quel mauvais pari que de sommer des individus de choisir entre un horizon qu'ils connaissent depuis des générations, et un autre dont qu'ils n'ont encore vu qu'à l'aube !

Montaigne, dans les Essais, écrivait déjà en 1588 (Livre III) : « C'était un monde enfant ; si ne l'avons nous pas fouetté et soumis à notre discipline, par l'avantage de notre valeur et forces naturelles, ni ne l'avons gagné par notre justice et bonté, ni subjugué par notre magnanimité. »

Etait-il impossible de demander l'intégration sans exiger l'assimilation ?

 

J'allais écrire un billet pour répondre à Koz et au Chafouin, mais Lomig s'en est chargé avant et mieux que moi :

Deux remarques :

  • le fond de ce débat me semble particulièrement “constructiviste”, c’est-à-dire qu’il ressort d’une vision d’un gouvernement qui devrait s’occuper de diriger les moindres menus détails d’organisation de la vie des citoyens. Au mépris de la liberté d’action de ces individus qu’il prétend protéger. N’est-ce pas protéger et garantir la liberté - l’un des droits fondamentaux des individus - que de permettre le travail le dimanche ?

  • un relent assez pénible est sous-jacent à la discussion : le fait que certains prétendent savoir mieux que les autres ce qui est bon pour eux. En exemple, le fait qu’il y en a “marre de voir des gens se promener en famille dans les centres commerciaux ! Ils seraient aussi bien en forêt à cueillir des champignons”. Quelle extraordinaire intolérance, et quel extraordinaire complexe de supériorité. Les gens sont des veaux, c’est bien connu, et je vais leur expliquer comment vivre bien. C’est à dire comme moi. Logique totalitaire. Laissez-donc les gens vivre leur vie comme ils l’entendent !
  • Sauf mon respect et mon estime pour Koz et le Chafouin, je dois dire que s'ils passent tous leurs dimanches à cueillir les champignons, ils ont bien de la chance. Parce que si tant d'autres passent effectivement les leurs à faire leurs courses, c'est qu'ils n'ont pas vraiment le choix...

    Constructivisme, c'est le mot juste, mon cher Lomig.

     

    C'est amplement mérité (voir ici). Paul Krugman prouve, dans chacun de ses écrits, que l'idéal de modération ne fait pas obstacle à une grande capacité d'analyse, mais permet au contraire à l'intelligence de ne pas se transformer en orthodoxie rigide.

    C'est l'occasion pour moi de conseiller une fois de plus la lecture assidue de son excellent blog.

     

    Richard Posner :

    L'incapacité de prévoir et de prévenir les attentats terroristes du 11 septembre a conduit à améliorer le renseignement en matière de sécurité nationale ; l'incapacité de prévoir et de prévenir la crise financière actuelle devrait conduire à améliorer le renseignement en matière financière.

    De plus en plus clairement, il apparaît que la crise bancaire actuelle a été causée par un manque de transparence, notamment sur l'origine et la composition des produits financiers que l'on a appelés "subprime". C'est dire, en dernière analyse, que la communauté financière a été victime d'un cas d'asymétrie d'information généralisée, s'aggravant de proche en proche tout au long de la vie de ces produits.

     

    Une piqûre de rappel en forme de conseil de lecture (A Civil Action, par Jonathan Harr — Préjudice en français), administrée par Bloghorrée.

    Par ici !

    Si vous voulez vous frotter d'un peu plus près au droit américain et que la technicalité ne vous fait pas peur, je conseille pour ma part un ouvrage classique de Charles Abernathy.

     

    Obama y va tout droit

    À 25 jours de l'élection, Barack Obama est actuellement à son plus haut niveau dans quatre des six sondages nationaux (Research 2000, Battleground, Hotline et Zogby) et à seulement un point de son meilleur niveau chez Gallup. Il bénéficie d'une avance claire en Floride et dans l'Ohio, où plusieurs sondages ont été réalisés aujourd'hui. Il écrase McCain dans la plupart des sondages en Pennsylvanie et dans le Michigan, et entretient la concurrence dans des états comme la Virginie Occidentale et la Géorgie.
    Source : FiveThirtyEight.com (probablement l'un des meilleurs sites en la matière, aussi riche qu'impartial et rigoureux.)
     


    C'est sur Mashable, et ça vaut le détour.

     

    Guy Sorman a tout compris :
    Que faire et que prévoir ? Il convient que la titrisation continue parce qu’il n’est pas de développement économique mondiale envisageable, sans crédit mondial et abondant, et sans répartition des risques. Il n’existe pas d’un coté un bon capitalisme qui produirait par enchantement des produits pondéreux et concrets, contre un mauvais capitalisme qui se régalerait d’abstractions financières. Depuis son invention, à Gênes, il y a sept siècles, le développement économique s’est toujours fondé sur un soubassement financier : pas de vaisseaux sans armateurs. Une étatisation des banques, une hyper-réglementation de la titrisation conduiraient donc à la stagnation : les plus pauvres étant les plus dépendants du crédit, seraient les plus atteints.

    Indispensable, en revanche, est la transparence de l’information, la notice sur les contre-indications. Aucun dérivé ne devrait être émis et échangé sans que sa provenance, son contenu, ses risques ne soient clairement décrits.

    Nicolas Sarkozy, lui, apparemment rien.
     

    Une note rapide sur la crise

    Mes velléités d'écriture sur la situation économique et financière ayant été réduites à néant par le travail des uns, l'honnêteté des autres et l'aveuglement de certains, je me contenterai aujourd'hui d'une seule phrase sur le sujet (deux en fait, en comptant celle que vous êtes en train de lire).

    Surtout dans l'urgence, est très risqué de s'essayer à la méthode suédoise quand on en n'a pas les moyens.