Une fois passé le temps des péroraisons (qui fut surtout le temps de la démagogie), Nicolas Sarkozy se voit contraint de céder aux exigences de la réalité :

Le Fonds stratégique d'investissement français sera doté de 20 milliards d'euros, et non pas de 100 milliards comme intialement prévu. Peut-être plus par la suite "si ça marche".
(Source : Challenges)

20 milliards d'euros — à l'échelle de la finance internationale (et même française), c'est une blague. En effet, à l'échelle internationale, les fonds souverains représentent une masse financière de 3 000 milliards de dollars !

Mais je ne vais pas bouder mon plaisir. Pour une fois, il y a de quoi se réjouir que les promesses ne soient pas tenues. Pour mémoire, Élie Cohen écrivait récemment à propos de ce projet :

Par contre, l’évocation d’un fonds souverain français, hébergé par la Caisse des Dépôts et doté de larges ressources pour venir aider en capital les entreprises françaises victimes potentielles de fonds souverains étrangers, est du plus mauvais effet. Le détournement du concept de fonds souverain alors que la France n’a pas d’excédents à placer, que son dispositif est protecteur du capital national, que les fonds émergents rapatrient leurs capitaux, relève du stratagème politique plus que de la stratégie de sortie de crise.

 

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