Bon, ça fait beaucoup de chaînes en très peu de temps, mais j'assume : je suis l'auteur de la première, la deuxième m'est revenue en pleine figure, et j'avais honteusement oublié la troisième. La troisième donc, c'est celle que vous vous apprêtez à lire.

En septembre dernier, alors que j'étais à l'étranger et malheureusement trop occupé pour suivre mon Google Reader au jour le jour (il faut bien se trouver des excuses), Aymeric Pontier m'a affublé du tag littéraire suivant : prendre le premier livre venu dans sa bibliothèque, l'ouvrir à la page 123, et recopier la cinquième phrase et les trois suivantes.

Bon, lançons-nous. Un livre au hasard... Sur ma table de salon, une très belle édition du tome IV des oeuvres complètes de Freud : L'interprétation du rêve (et c'est pas une blague). Page 123, à partir de la cinquième phrase :

C'est Gregory qui aurait d'abord attiré l'attention sur cette occurrence (selon Krauß). Macario (cité par Tissié) parle d'un maniaque qui, une semaine après son complet rétablissement, vécut de nouveau dans des rêves la fuites des idées et des impulsions passionnelles de sa maladie.

Sur les modifications que connaît la vie de rêve chez des psychotiques chroniques, il n'a été fait jusqu'à présent que très peu d'investigations. Par contre, la parenté interne entre le rêve et le trouble mental — qui s'exprime par une si large concordance des manifestations de l'un et de l'autre — a été très tôt prise en considération.

Notez que je vous fais grâce des notes de bas de page (et ceux qui ont lu Freud sauront mesurer ma mansuétude).

En raison de mon exceptionnel retard à l'allumage sur ce coup (deux mois, tout de même...), je me dispense de désigner à mon tour qui que ce soit. Mais la morale est sauve, et l'honneur de ce blog aussi ;-)

(Toute ressemblance avec la situation actuelle d'un grand parti politique d'opposition ou avec un aréopage politiquement correct à côté de la plaque est bien évidemment fortuite.)

 

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