L'expression est de Jean Quatremer, sur la libéralisation du Livret A :

Encore une fois, la France se sert de l’Europe pour faire passer une réforme qui a peu de chose à voir avec elle. Une méthode désastreuse qui a fait ses preuves en mai 2005, lorsqu’une majorité de Français a rendu la construction communautaire responsable de tous ses problèmes.

[...]

Mais, le gouvernement Fillion a glissé dans le projet de loi sur la modernisation de l’économie, qui libéralise les Livrets, un monstrueux cadeau aux banques qui n’a rien à voir avec l’exigence de Bruxelles.

Tout cela est dans le droit fil de la stratégie européenne de Nicolas Sarkozy :

A-t-il voulu utiliser l’Europe comme bouc émissaire pour asseoir la popularité dont il a besoin pour réaliser son ambitieux programme de réformes ? A l’évidence, cette stratégie a échoué. (Charles Wyplosz)

A lire également, l'analyse un peu plus structurelle offerte sur Publius.

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